vol_de_papillons

Hier soir, Eléanore s’est incrustée chez moi. Elle hébergeait soit-disant pour la nuit la copine du cousin d’un de ses potes, ou je ne sais pas trop qui, dans son appart. Résultat, elle a squatté le mien. Et pire encore, elle m’a obligé à mater une comédie romantique totalement «cheesy».

 

Scénario classique : une jeune femme (cheveux brillants, visage de poupée et garde-robe qui, vus les commentaires de ma soeur adorée, ferait pâlir de jalousie n’importe quelle filles) jusque là carriériste voit toute sa vision du monde bouleversée lorsqu’elle rencontre par hasard un bel avocat (carrure d’athlète et sourire qui laisse voir ses dents impeccablement rangées et fraichement blanchies) qui a abandonné son job pour élever les enfants de sa soeur morte dans un accident d’avion. Bref, 1h45 de temps gaspillé... ou pas !

 

En fait, voir ça m’a permis de comprendre certaines choses. Dans le film en question, la belle explique à sa meilleure amie qu’elle sait qu’elle doit tout abandonner pour l’homme qu’elle a rencontré parce que chaque fois qu’elle pense à lui, elle a l’impression que son corps est rempli de papillons. Et bizarrement, quand elle a dit ça, j’ai très bien pu imaginer la sensation qu’elle voulait décrire. Parce que, ces papillons, moi aussi je les sens avec Amandine. Quand j’entends sa voix si douce. Quand elle me sourit. Quand je vois ses yeux briller... C’est pas très viril d’avouer ça, et je ne le dirai jamais à Louise, sinon elle m’affirmerait que c’est une preuve irréfutable qui démontre que je suis gay.

 

Mais bon, les faits (ou plutôt les paillons) sont là. Je crois bien que ça veut dire que je suis amoureux d’Amandine. Et ça, ce n’est pas un gag !